s

Nullam id dolor id nibh ultricies vehicula ut id elit. Aenean eu leo quam. Pellentesque ornare sem lacinia quam.

732/21 Second Street, Manchester,
King Street, Kingston United Kingdom

(65)323-678-567
(65)323-678-568
info@photographytheme.com

Pi Fb In Fl

jean-marc requien

l’expo intitulée « abstraction ou figures hâtives » montre qu’il n’a rien perdu de son sens de l’humour. Enfin débarrassé de l’influence qu’a eu sur lui l’école lyonnaise et tout particulièrement son maître Henri Vieilly, il nous offre désormais une palette de couleurs éblouissante qui n’ont rien à envier au fauvisme. Hier, pamphlétaire redouté, il en faisait voir de toutes les couleurs aux puissants d’opérette qu’il n’aime toujours pas, aujourd’hui, artiste accompli, il préfère nous montrer qu’il sait jouer des couleurs avec une maestria qu’on ne lui connaissait pas. Qui s’en plaindra ?

Il place avec justesse des tons qui claquent, qui vibrent, aux harmonies audacieuses frôlant parfois la dissonance. Dans chacun de ses puzzles impeccablement construits se révèlent malicieusement de mystérieuses figures. Le visage ou la silhouette d’une passante entrevue ? D’un ami disparu ? D’un anonyme attendant son quart d’heure de gloire ?

Françoise Fossati.
Lyon People.

L’invention qu’il affiche lui permet de s’inscrire dans la lignée des maîtres du genre Schwitters ou plus près de nous Philibert Charron. Héritier des dadaïstes et des surréalistes des années 20, époque où l’art bourgeois était contesté et où le collage participait de la déstabilisation de l’art établi, Jean Marc Requien a su trouver sa propre identité. C’est bien sûr un inventeur d’images plein de sensibilité et d’humour mais aussi un véritable peintre qui avec ou sans pinceau sait affirmer les valeurs de la vraie peinture.
Ne nous y trompons pas, Jean Marc Requien sait, depuis ses débuts, avec un regard lavé de tout a priori, traduire les instantanés parfois paradoxaux de notre univers dans des collages sensibles et singuliers. La couleur joue, dans ses constructions aléatoires le même rôle que dans ses toiles. Nous ne sommes presque plus dans le collage, et plutôt, complètement dans le langage propre à la peinture.
Il joue avec les images comme avec les mots. Il détourne subtilement les messages des images comme ceux des textes de leur sens originel. L’humour est toujours présent même si certains collages sont moins innocents que l’artiste voudrait nous le faire croire. Il faut s’attarder pour découvrir les intentions cachées et les ponctuations ironiques de l’auteur. L’humour, ici, est roi et la poésie, enfin reine, l’a épousé.
Jean Marc Requien nous invite à jouer, à rêver devant ses collages qui cache toujours derrière l’image réelle une figure inconnue, dissimulant parfois un signe évident qui, insensiblement s’impose à vous au point de vous faire oublier l’image originelle. Le spectateur devient acteur. Devient créatif, exerçant son œil à voir autre chose que la banalité du réel. Il se perd dans ce monde où les images ne sont plus sages comme des images puisqu’elles dissimulent tant bien que mal ce que chacun peut découvrir.